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    Vocation fatale

    Mardi 15 mai 2012, aux alentours d'une heure indue, par Carrie

    • Auteur : Anne Perry
    • Série : William Monk #4
    • Ma note : 5
    • Lu : mai 2012 sur Sony PRS-T1

    4e de couverture

    Une nouvelle enquête s’offre au détective William Monk. En lui demandant son aide, Mrs. Julia Audley Penrose le plonge dans l’embarras, car il s’agit d’un problème difficile : une agression sexuelle dont a été victime sa soeur. Seuls le professionnalisme de Monk et l’aide précieuse d’Hester Latterly ? elle-même confrontée à la mort violente d’une patiente, étranglée à l’hôpital de Londres ou elle travaille ? et de Lady Callandra, sa bienfaitrice, permettront de résoudre cette douloureuse affaire.

    Mon avis

    Monk, Hester et Rathbone sont à nouveau sollicités dans une affaire de meurtre impliquant non pas une patiente, (le rédacteur de la 4e n’a manifestement pas lu le livre !) mais une infirmière de l’hôpital. En tant qu’administratrice de cet hôpital, Lady Callandra fait appel à Monk et à ses compétences pour mener l’enquête et embauche Hester pour observer discrètement de l’intérieur et apporter des informations à Monk, désormais détective privé et dans l’incapacité d’en apprendre autant que ses anciens collègues de la police.

    Anne Perry continue dans sa foulée et nous fait découvrir les conditions insalubres et rudimentaires dans lesquelles le personnel de santé de l’époque devait pratiquer. Les relations hommes/femmes, médecins/infirmières sont assez difficiles et reflètent l’esprit de l’ère victorienne, fortement misogyne. La femme n’est déjà rien de plus qu’un objet, tandis qu’une infirmière est le plus souvent une épave imbibée du matin au soir, tout juste bonne à se consacrer aux plus basses besognes. Dans cet épisode les infirmières de Crimée sont sur le devant de la scène, elles sont respectées, admirées, mais leur statut de femme ne les autorise pas à prétendre à plus de considération, ni à espérer accéder à de plus importantes attributions. Comme toujours, l’acuité avec laquelle Anne Perry dissèque et analyse la psychologie des personnages est confondantes. Elle les décrit avec minutie, aussi bien physiquement que psychologiquement, créant ainsi une galerie de portraits aussi divers que fascinants. Elle disperse notamment des indices subtils, ainsi que des fausses pistes sinueuses au cours de ces descriptions, le moindre haussement de sourcils, battement de cils ou rictus involontaire peut être sujet à interprétation, ou pas ! Les relations entre Monk et Hester évolue, leur animosité réciproque n’a d’égal que le respect et l’admiration qu’ils se portent. Oliver Rathbone, à la fois rival et collaborateur, reste un personnage tiède si on le compare à Monk ou à Hester, néanmoins sa présence ajoute un intérêt certain et modère un peu les tempéraments de feu de ses deux acolytes. Les relations du trio et l’amnésie de Monk sont un fil conducteur passionnant et l’auteur dresse autour de cette intrigue récurrente d’autres intrigues toujours plus alambiquées et captivantes.

    Je termine actuellement le volume 5 de la série et ne compte pas m’arrêter là, cette plongée dans l’ère victorienne, avec ses personnages, ses enquêtes est un vrai régal ! Il se peut que l’ennui s’installe et que l’auteur perde en efficacité, mais pour le moment mon intérêt ne faiblit pas, donc je poursuis l’aventure jusqu’à ce que la lassitude me gagne, si toutefois elle me gagne !

    Extrait

    Au début, elle avait occupé un emploi dans un hôpital londonien, mais, en très peu de temps, cette habitude qu’elle avait de toujours donner son avis aux médecins et, finalement, la totale insubordination qu’elle avait manifestée en administrant elle-même un remède à un patient lui avaient valu le renvoi. Certes, elle avait bel et bien sauvé la vie du malade, mais cette réalité avait sans doute ajouté à l’offense. Car une infirmière était là pour faire le ménage, vider les eaux sales et, en règle générale, obéir aux ordres. La pratique de la médecine, bien entendu, était réservée aux docteurs.

    Et la lumière fut….!

    Jeudi 3 mai 2012, aux alentours d'une heure indue, par Carrie

    Madame Charlotte est morte, vive My Inner Shelf !

    Quelques réglages restent à faire au niveau des liens internes et un affichage de commentaires complètement frappadingue peut subsister avec Explorer, ainsi qu’une ligne blanche inexplicable, sans doute une coquetterie de IE que je n’ai pas trop le courage de vérifier là tout de suite. Il faudra donc faire avec.

    Sinon tout le reste semble fonctionner, en cas d’incongruité, n’hésitez pas à m’en faire part.

    This the end !

    Jeudi 3 mai 2012, aux alentours d'une heure indue, par Carrie

    Chers lecteurs et chères lectrices adorés,

    Madame Charlotte a fait son temps, elle me sort par les yeux.

    Ce site va subir dans les heures/jours qui viennent des changements radicaux. Le nom de domaine www.madamecharlotte.com va disparaître de la blogosphère, et sera remplacé par un nouveau. Techniquement, les deux cohabiteront plusieurs mois mais seul le nouveau domaine sera à prendre en compte. Les voyages immobiles s’arrêtent, mais reprennent sous une autre identité.

    Pour vous, lecteurs attentionnés, le contenu sera le même, le changement d’url devrait être automatique, toutefois, si vous atterrissez encore sur www.madamecharlotte.com, il vous faudra sans doute éditer vos liens, abonnements, etc.

    Je ne sais pas encore ce que je vais faire du design, peut-être tout refaire dans la foulée (encore) ou prendre le temps.

    L’adresse de la page FB devrait rester inchangée, mais le compte Twitter adoptera un nouveau nom.

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